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  • : Education canine, conseil en comportement, sports et loisirs canins en Normandie. Je vis et éduque les chiens depuis plus de 20 ans. Eleveuse de champions de beauté, j'ai une connaissance approfondie des races et de leurs spécificités. Seule diplômée en Normandie du D.U. d'éthologie spécialisation relation homme-animal de l'université Paris Descartes et également certifiée en massage canin, une combinaison unique d'expérience professionnelle.
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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 23:34

La récompense.... ou pas.

Face aux méthodes dites « traditionnelles », les adeptes des méthodes amicales et positives ont introduit depuis plusieurs années maintenant le concept de « récompense » dans l'apprentissage du chien. En plus de la récompense, les notions de respect du chien et le refus d'utiliser des instruments potentiellement douloureux pour le chien (colliers étrangleurs, chainettes, etc …) ont fait leur apparition.

Pour ses détracteurs, la récompense produit dans le meilleur des cas des chiens robots, dans le pire des cas, des chiens incapables d’obéir si la récompense n'est pas présente dans l’environnement immédiat du chien.

Les adeptes des méthodes amicales et positives ne prônent pas comme dans certaines autres méthodes, la systématisation de la récompense à tout prix. Au contraire, que ce soit dans le leurre-récompense ou dans le clicker training, la récompense n'est qu'un accélérateur d'apprentissage qui augmente la motivation et doit être retiré dès que possible pour être remplacé par une récompense aléatoire.

C'est bien là que le bas blesse. Souvent la récompense est retirée trop rapidement et le chien se lasse de jouer à ce jeu où il perd sans arrêt. La plupart du temps, le maitre se disant que « cela marchait avant » reprend sa distribution de « bonbons » et le chien se renforce alors dans l'idée qu'il a drôlement bien fait de ne pas « comprendre l'ordre » puisque son comportement de refuser d’obéir a eu comme effet la réintroduction de la récompense. Nous sommes là dans le cas où le chien refuse d'exécuter ce qu'il sait parfaitement faire au prétexte que « le salaire n'est pas là ». Pour autant peut-on réellement blâmer la méthode quand, en la matière, c'est son application qui a péché ?

Le chien-robot est plus souvent un chien clicker qui par un entrainement excessif est devenu accro au click. Il passe son temps à proposer ce qu'il sait faire en espérant le click magique. C'est le bon élève qui collectionne les bons points indéfiniment. Le propriétaire a crée cette addiction, pas la méthode.

La récompense est donc un outil pertinent dans le début de l'apprentissage mais il est si on réfléchit sereinement un outil contre-productif s’il est utilisé trop longtemps sur le même apprentissage; en effet, récompenser ce que le chien sait faire, c'est se priver de l'efficacité d'une récompense à haute valeur pour acquérir de nouveaux savoirs ou savoir-faire. Pour garantir l'efficacité du système d'apprentissage, il est donc nécessaire de passer progressivement à la récompense aléatoire.

Le plus simple reste de récompenser « tout » ce qui va vers ce qu'on désire au début et dès que le chien a intégré l'ordre et la gestuelle qui va avec, substituer une fois sur quatre, un « c'est bien ». J'aime le renforcer au début par Voix, toucher, regard. C'est à dire « c'est bien » et « je te caresse » et « je te regarde ». Cette récompense non-alimentaire vient peu à peu remplacer la friandise jusqu'à devenir majoritaire et la récompense ne tombe plus que « de temps en temps ». 

L'apprentissage est « par nature » une forme de manipulation du chien puisqu'on renforce ce qui nous plait à nous et évidement pas nécessairement ce que le chien ferait « sans » nous ou sans cet apprentissage-là mais le sujet n'est pas là. Le sujet est peut-on se passer de la récompense "alimentaire" ? Oui absolument. C'est comme se demander si pour aller de Prades à Dhuizon on peut se passer de l'autoroute ? Oui on peut …. mais c'est moins rapide. Ce n'est ni mieux, ni moins bien. C'est juste moins rapide. Si vous avez bien suivi le raisonnement précédent, vous avez compris que le « voix/toucher/regard » est une récompense en soi. Dans la technique leurre/récompense ou le clicker-training, il sert de substitution mais il peut fonctionner seul dès le début.

Votre voix qui s'adoucit est une récompense. Le chien est parfaitement capable d’intégrer vos changements de ton pour peu qu'il ait eu le temps de les apprendre ou tout du moins d'apprendre les conséquences de chacun d'entre eux. Votre gestuelle même sans contact peut être reconnu par le chien comme une récompense pour peu que vous augmentiez ou non votre posture d'accueil (le refus est assez évident à faire comprendre au chien au niveau gestuel) et enfin le regard est un puissant lien puisque si vous le rompez en détournant simplement la tête, la plupart du temps, le chien va vaquer à ses occupations sans ne plus tenir compte de votre présence.

L'apprentissage crée-t-il le lien ? Non pas nécessairement mais il est certain que dans les cas où ce lien est rompu, l'apprentissage par le jeu est un excellent moyen de recréer la capacité à étonner l'autre et à relancer rapidement le plaisir de vivre ensemble.

On entend tellement parler de récompense qu'on omet d'imaginer qu'un apprentissage ou un lien puisse aujourd'hui se créer sans faire appel à croquette, gruyère ou dés de jambon. Quelle raison objective aurait le chien d'entrer en relation avec vous en dehors de la récompense ? Pour se nourrir (besoin primaire mais il peut très bien entrer en relation avec vous pour répondre à ce besoin précis et vous ignorer tant que son métabolisme ne crie pas famine). Parce que vous êtes une excellente source de jeu ? Voilà un puissant moteur de relation, « faire des choses ensemble ». Parce que vous êtes une source de nouveautés ? (Pour peu que le chien étant chiot ait trouvé « positif » d'accumuler les expériences nouvelles ou que vous lui ayez appris). Si l'on conjugue Jeu et Nouveauté, il doit être facile avec un chien réceptif de créer ( ou recréer) un lien satisfaisant pour les deux parties basé sur un équilibre d'échange sans la contrepartie « financière » que représente la récompense qui en heurte certains.

Mais le chien peut-il avoir des raisons non-objectives de créer un lien particulier avec nous ? Si on y réfléchit, le plaisir que nous pouvons ressentir en tant qu'humain d'être avec ce chien-là à ce moment-là ne se calcule pas, ne s'analyse pas. Les éleveurs connaissent bien ce moment particulier de la naissance où de façon inconsciente et pourtant bien « naturelle » ils aiment « CE » chiot. Pourquoi en serait-il autrement pour ce chien envers nous ? Quelle norme sociale refusons nous de transgresser si nous acceptions l'idée que « souvent nous choisissons un ami de façon inconsciente et que parfois il n'est pas de notre espèce » ? (Notez que si vous êtes entourés de beaucoup de chiens et peu d'humains, statistiquement parlant vous avez plus de chance d'être en harmonie avec un chien qu'un humain). Et pour finir quel lâcher prise impliquerait que nous soyons assez « animal » pour ne pas avoir à nous poser la question du pourquoi ?

PS : Merci à Françoise Martin pour cet exercice de style.

Patrick Aufroy

 

Avec l’aimable autorisation de l’auteur

Patrick Aufroy

Doggycoach education canine tarn

Par autourduchien.over-blog.com - Publié dans : Education canine - Communauté : Le sport canin et vous !
Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 22:35

Aimeriez vous que l'on vous retire votre assiette et avec une claque en prime !

Comme cela est fait à certains chiens pour leur prendre leur gamelle.

Vous ne pensez pas que vous aussi vous pourriez "grogner" ?

Regardez cette vidéo

Voyez ce que cela fait et aussi comment on peut faire autrement :

Cliquez sur ce lien :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=YGiVEatEsH4

 

Par autourduchien.over-blog.com - Publié dans : Education canine - Communauté : Le sport canin et vous !
Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 18:32

affiche1

 

 

L’Obé-rythmée c’est quoi ?

Pour en connaître plus sur l'obé rythmée..


Obéissance rythmée, c’est le nom francophone d’un sport connu dans d’autres pays comme heelwork to music ou freestyle. Par malheur, on entend aussi parler de “dog dance” ou, pire encore, “doggy dance”. Ces phrases, hautement péjoratifs en langue anglaise, semblent s’être glissées dans le vocabulaire en français par manque de compréhension. 

Pourquoi ces phrases sont-elles péjoratifs? Parce qu’elles impliquent que l’on fait des trucs de chien de cirque. Or, l’obéissance rythmée est une discipline sportive dérivée directement de l’obéissance “classique”, et elle devrait être reconnu comme telle. D’ailleurs, le Kennel Club anglais vient de accorder à l’obéissance rythmée le statut de sport canin officiel en Grande Bretagne, et en Belgique le sport a également reçu l’accréditation officielle.

Les principaux organismes de tutelle, qui organisent stages et démonstrations et qui ont rédigé des régulations pour gérer les concours, se nomment World Canine Freestyle Organization, Musical Dog Sport Association et Canine Freestyle Federation (USA), Musical Canine Sports International (Canada), Dogs and Dance (Belgique) et Club Heelwork to Music (Grande Bretagne). Sous la rubrique Liens vous verrez comment accéder aux sites de ces organismes, où vous pouvez commander des cassettes vidéo. Elles sont en anglais, mais vous montreront ce que c’est que cette discipline.

Comment l'obéissance rythmée est-elle venu au monde? Curieusement, la naissance a eu lieu presque simultanément des deux cotés de l’océan Atlantique, et les premiers concours sont organisés dans la même année : 1996. Mais pour commencer : 

A la fin des années 1980, une grande pratiquante anglaise de l’obéissance, Mary Ray, commençait à faire des démonstrations de « heelwork », autrement dit d’un travail de haute précision dans la marche au pied sans laisse. Vers 1990, on lui a suggéré de faire de telles démonstrations sur fond de musique, et c’est ainsi que le HTM (heelwork to music) est né en Angleterre. 
Parallèlement, en Amérique du nord, une discipline canine nommé « freestyle » voit le jour. Moins axé sur la position classique de la marche au pied, le freestyle permet aux chiens et aux maîtres d’évoluer plus librement. 
A l’heure actuelle, les grands esprits se retrouvent, et le « freestyle» devient plus rigoureux, tandis que le « heelwork to music » évolue dans le sens de l’innovation, avec beaucoup de nouvelles positions, mouvements, etc.


Et pour terminer, dans des termes un peu LYRIQUE:

L'obéissance rythmée, c'est une équipe maître-chien, collée en parfaite harmonie des corps ou séparée d'une distance vertigineuse, qui évolue au diapason d'une musique. C'est un pas de deux, un couple maître-chien tournant, virevoltant sur soi-même avec, entre eux, comme un fil d'Ariane. Toujours visible, reconnaissable ce fil comme venant d'une autre discipline: l'obéissance. Ainsi, la position au pied est irréprochable, le chien est non seulement collé à la jambe du maître/maîtresse, mais en plus, il a les yeux rivés dans ses yeux. Rien qu'avec cette position immuable, on peut évoluer joliment sous une musique: demi-tours, quarts de tours, etc., il suffit de mettre un peu d'imagination et d’accorder les mouvements à la musique. En effet, c'est la musique qui donne des ailes. Mettez n'importe quel morceau des années 60s et vous verrez que votre marche au pied prend une autre allure. Et le chien? Vous serez surpris de voir qu'il répond allégrement a votre entrain....


Ce que l’on fait, c'est une extension de l'obéissance classique, avec une pointe de piment: la joie de vivre, la joie de former un ensemble maître-chien, et la musique contribue à cette ambiance joyeuse.

Source : http://www.obe-rythmee.com


Autre article sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ob%C3%A9_rythm%C3%A9e


Aure article avec des vidéos sur Entre chien et nous : http://www.entre-chien-et-nous.fr/danse-chien-oberythmee.html

 

VIDEO de Nicole et Thémis (2010), merci Nicole pour cette vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=XB6ZR_e2Cns

 

 

Par autourduchien.over-blog.com - Publié dans : Conferences, seminaires, stages... - Communauté : Le sport canin et vous !
Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 17:15

Le chien et le jeu, les règles du jeu


On n’apprend rarement à un chien ou à un chat à jouer ! Tout simplement parce que ce comportement est naturel dans leur espèce. Il est même au cœur de nombreux apprentissages…
Chez les animaux, il n’existe pas de comportements qui ne servent à rien. Tout comme la chasse permet au prédateur de se nourrir et donc de survivre, la toilette d’entretenir sa fourrure en la débarrassant de ses parasites (et donc de se mettre à l’abri des maladies qui y sont liées), le jeu tient une place importante dans le développement des jeunes animaux, sauvages ou domestiques. En se déplaçant, courant, tournant, le jeune chiot par exemple renforce ses muscles et son squelette alors en plein développement. En mordillant, reniflant, grattant, il aiguise aussi ses sens. Les spécialistes parlent de développement « sensorimoteur » pour qualifier cette période importante dans la vie du tout jeune animal.
Alors qu’ils sont bien maladroits dans leurs mouvements et aveugles à la naissance, les chatons à partir de la septième semaine sont capables de mouvements de plus en plus précis, de produire des mouvements plus fins en fonction de ce qu’ils voient. Les apports du jeu sont tellement importants dans les premières semaines de développement d’un chiot ou d’un chaton que les scientifiques observent des changements dans la plupart des régions du cerveau qu’elles soient impliquées dans l’équilibre et les actions motrices complexes ou dans le traitement des informations sensorielles, motrices et émotionnelles.


De plus, à l’instar de nos jeunes enfants qui apprennent en jouant, les jeunes chiots et chatons emmagasinent une multitude d’informations qui leur seront nécessaires dans leur vie d’adulte au contact de leurs congénères ou des individus qui partagent leur existence (une autre espèce ou les membres d’un même foyer). Avec sa mère, le chaton expérimente ainsi les limites qu’il ne doit pas franchir pour ne pas déclencher de réaction d’agressivité ou de violence. Attentive, tolérante, la mère chatte impose en effet toujours des limites à ses petits dans leurs « ébats ». Elle n’autorise jamais de débordement dans les morsures ou les griffades. Souvent, les cas d’agression d’un chat adulte envers un humain trouvent leur cause dans un sevrage trop précoce et donc l’absence de l’apprentissage des « codes » propres à son espèce. Chez le jeune chien, le contact régulier avec des adultes, notamment à travers le jeu, est tout aussi important puisqu’il est le garant du bon apprentissage du respect des règles, notamment du contrôle de l’agressivité.
Si le proverbe humain affirme « Jeux de mains, jeux de vilains », il est rarement vérifié chez les animaux. En effet, si on observe fréquemment des chatons ou des chiots se mordre, se bousculer, se grimper dessus, et même chez des adultes, principalement chez le chien, il est rare que ces « échanges » déclenchent une bagarre. Tout simplement parce que les chiens, lorsqu’ils jouent avec un congénère, ont émis au préalable et durant la phase de jeu, des signaux qui avertissent que « c’est pour jouer ». Des postures ou des vocalisations spécifiques appellent l’autre individu à jouer et le maintiennent dans l’atmosphère de jeu. C’est pourquoi, lorsqu’ils jouent, alors même qu’ils peuvent se mordre, les chiens ne s’agressent jamais réellement car les signaux émis par les partenaires avant et pendant le jeu sont parfaitement identifiés. La posture est caractéristique chez le chien qui semble « saluer » son partenaire». Les deux pattes avant abaissées, la tête près du sol, il semble « inviter» l’autre congénère à jouer. Certains chiens utilisent l’aboiement pour appeler au jeu. Ce comportement caractéristique est produit au départ par un état d’excitation. Il est ensuite incorporé à la séquence de jeu, lorsque le chien reçoit des réponses positives répétées de la part de son partenaire. Les chiens peuvent également produire des grognements quand ils jouent. Ces grognements de jeu ne ressemblent en rien aux grognements qu’un chien peut émettre pour protéger sa nourriture ou menacer lorsqu’on s’approche par exemple trop près d’une mère qui veut protéger ses petits. Les grognements de jeu sont totalement pacifiques et compris en tant que tels par les congénères pour peu que ces derniers aient pu profiter, dans les premières semaines de leur existence, des enseignements de leurs congénères.


Les chercheurs ont également remarqué que les animaux peuvent échanger les rôles alors qu’ils sont en plein jeu. Un peu comme nos enfants qui jouent au gendarme et au voleur sont tour à tour le représentant de l’ordre ou le délinquant, ce n’est pas toujours le même animal qui monte sur l’autre, mord, bouscule et poursuit. Si ils ont longtemps pensé que l’alternance des rôles suivait la règle du 50/50 (chacun sont tour), une étude américaine récente, chez les chiens, révèle qu’il n’en est rien et que ce partage équitable ne s’applique pas à tous les comportements. Parfois, toujours pour conserver l’atmosphère de jeu, les animaux peuvent adopter ce que les spécialistes appellent des comportements « auto-handicapants » qui consistent à se rendre vulnérable de manière spontanée. Par exemple, un chien se couche sur le flanc alors que le second lui donne des coups de patte ou de museau tout en lui tournant autour. Ces comportements, adoptés par un chien avant le jeu, seraient aussi une manière de signifier à l’autre qu’il a envie de jouer. Un appel du pied en quelque sorte parfaitement identifiable pour son congénère. Chez le chat adulte, le jeu social a été beaucoup moins étudié, tout simplement parce qu’il est plus rare que chez le chien. Le chat, qui est une espèce solitaire, est en effet moins tolérant aux contacts sociaux que le chien qui est une espèce sociale. Toutefois, il existe des degrés plus ou moins élevés de cette intolérance aux échanges sociaux selon le vécu des chats, leurs expériences lorsqu’ils étaient chatons, leur race, la disponibilité des ressources alimentaires… Mais même si un chat accepte volontiers la présence d’un congénère, cela ne lui délivre pas pour autant l’autorisation de lui sauter dessus… même pour jouer !


Jouer avec un humain, jouer avec un congénère, quelles différences pour le chien ?
Le chien domestique est une des rares espèces animales capables de jouer avec l’homme. Pour autant, sa manière de jouer avec nous est sensiblement différente de celle qu’il pratique avec un individu de son espèce. Des scientifiques qui se sont intéressés à ce qu’ils nomment le jeu « interspécifique » (entre deux espèces) ont par exemple observé que lorsque le chien joue avec un homme, il lâche plus souvent le jouet et l’offre aussi plus souvent que lorsqu’il joue avec un congénère. Les chiens seraient donc spontanément moins compétiteurs et plus interactifs avec l’humain. Pourtant, nous entendons souvent que les jeux compétitifs, qui intègrent un rapport de force entre le chien et l’homme (tirer sur une corde par exemple) ne sont pas recommandés parce qu’ils risquent de perturber la « hiérarchie » puisque si le chien gagne, il ôterait par la même occasion à l’humain (son maître souvent) sa position de leader, de dominant *. Mais il ne faut pas confondre «contrôle» de la session de jeu et « hiérarchie ».


Jouer ne veut pas dire tout accepter, chaque moment de jeu pouvant induire une excitation chez le chien, il est important de ne pas laisser la place aux débordements. Si le chien est trop brusque et peut blesser, il ne faut pas récompenser ce comportement en continuant à jouer. Tout comme un chien n’acceptera pas qu’un congénère aille « trop loin », il nous faut dire « stop » parfois et ramener le calme. En réalité, les différentes postures et vocalisations produites lors du jeu, signalent qu’aucune action ne devra être considérée comme nuisible, ce qui limite considérablement tous débordements.


Néanmoins, ceci n’a rien à voir avec la « hiérarchie ». L’inversion des rôles de certains comportements à été largement observés dans le règne animal. Un individu dominant sera tout aussi capable qu’un individu subordonné d’exprimer des comportements dits « auto-handicapants ». A contrario, un individu subordonné peut refuser qu’un individu dominant soit trop brusque dans le jeu. Tout cela peut intervenir sans pour autant que les relations sociales ne soient affectées.

* Enfin, le concept de hiérarchie n’est pas utile pour expliquer les relations homme-chien. La hiérarchie ne s’établit qu’entre deux individus d’une même espèce et n’explique en rien l’obéissance de votre chien. Ne pas vouloir descendre du canapé par exemple, n’est pas un acte de dominant mais plutôt le résultat d’un manque d’apprentissage.

Par Séverine Belkhir
Ethologiste au refuge AVA

http://www.avarefuge76.com/fr/

Par autourduchien.over-blog.com - Publié dans : Education canine - Communauté : Le sport canin et vous !
Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 15:01

Les 4 quadrants du conditionnement opérant


Source : Lili, doggiedrawings.net

Traduction : Sylvie Dupont, éducatrice canin Dog Déclic (Canada)

 

Chez Au'tour du Chien il n'est pas utilisé les fonctions en rouge comme donner un coup sec avec la laisse (considéré comme des méthodes coercitives)

 

Nous utilisons les méthodes d'enseignement et d'encouragement (en vert)

 

 

 Operant Conditioning 4 quadrants French

Par autourduchien.over-blog.com - Publié dans : Education canine - Communauté : Le sport canin et vous !
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