Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Au'tour du Chien
  • Au'tour du Chien
  • : Education canine, conseil en comportement, sports et loisirs canins en Auvergne.Je vis et éduque les chiens depuis plus de 25 ans. Eleveuse de champions de beauté, j'ai une connaissance approfondie des races et de leurs spécificités.Seule diplômée en Auvergne du D.U. d'éthologie spécialisation relation homme-animal de l'université Paris Descartes et également certifiée en massage canin et en zoocosmétologie, une combinaison unique d'expérience professionnelle. SITE : www.autourduchien.fr et téléphone : 06 08 17 57 16
  • Contact

Localisation Cantal - Auvergne

Pages

9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 16:40

Une trêve de la chasse le dimanche pour des promenades en sécurité : signez !! svp

 

recopiez ce lien ou cliquez pour accéder à la pétition et la signer, merci

 

http://www.aspas-nature.org/campagnes/petitions/interdire-la-chasse-le-dimanche/

Repost 0
Published by autourduchien.over-blog.com - dans Loisirs et sports canins
commenter cet article
9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 12:14

Bonjour

 

cet article tombe à pic, puisque Au'tour du Chien Normandie quitte l'Eure en octobre pour rejoindre le Cantal et devenir Au'tour du Chien Auvergne

 

Véronique

 

Bien choisir son éducateur canin

 

Avant 1981, lorsque le Dr Ian Dunbar a créé la première école du chiot Sirius, l’éducation n’était pas recommandée pour les chiots âgés de moins de 6 mois. Les seules méthodes d’éducation disponibles à ce moment là impliquaient la force physique et utilisaient des outils de formation tels que les colliers étrangleurs et étaient considérées comme trop sévères pour les jeunes chiots. Le Dr Dunbar a créé la méthode basée sur le leurre et la récompense qui a ouvert une nouvelle perspective sur l’éducation canine en général. Avec cette méthode, au lieu de punir un mauvais comportement, les chiots sont mis en position de réussite en les guidant vers le comportement souhaité puis en les récompensant pour la réalisation de ce comportement. Contrairement aux méthodes d’éducation traditionnelles qui utilisent la force, la peur, la douleur ou l’intimidation inhérentes à ces techniques, il était maintenant possible pour les chiots de commencer des cours d’éducation dès l’âge de 8 semaines.


La méthode d’éducation basée sur le leurre et la récompense s’est avérée si efficace et amusante pour les propriétaires comme pour les chiens que son usage est devenu courant dans les cours d’obéissance pour chiens de famille de tous âges. Finalement, elle s’est étendue à des domaines d’éducations plus spécialisés comme les sports canins, les activités de chiens de travail et la confirmation. Le clicker est une autre méthode d’éducation fondée sur la récompense sans user de punitions qui a été également développée pendant cette période et qui est devenue depuis très populaire.


La recherche présente des preuves irréfutables en faveur des méthodes fondées sur la récompense. 

Au cours des 30 dernières années, les comportementalistes animaliers ont étudié les effets indésirables des méthodes coercitives. Le Dr Karen Overall, vétérinaire comportementaliste reconnue, a un point de vue catégorique sur l’utilisation de collier électrique et consort, « Ces outils ne sont pas de l’éducation, dans la grande majorité des cas ce sont des critères d’abus », selon une étude vétérinaire publiée en 2009 dans le Journal of Applied Animal Behavior. Si vous êtes agressif avec votre chien celui-ci sera agressif envers vous. Meghan Herron, DVM, l’un des principaux auteurs de l’étude, déclare : « notre étude a démontré que de nombreuses méthodes d’éducation basées sur la confrontation en fixant les chiens dans les yeux, en les frappant ou en les intimidant avec des manipulations physiques, ne font rien pour corriger le comportement incorrect et peuvent provoquer des réactions agressives« . Le Dr Sophia Yin, une autre vétérinaire comportementaliste respectée, ajoute : « En effet, l’utilisation de ces méthodes d’éducation basées sur la confrontation peuvent provoquer de la crainte chez le chien et conduire à un comportement agressif envers la personne qui réalise l’action aversive« .


Jean Donaldson, auteur à succès et comportementaliste canin, affirme dans son article intitulé Modern Dog Training vs Cesar Millan, « Le mouvement des méthodes non-coercitives a amélioré la communication en la tirant vers le haut. Les comportementalistes certifiés, c’est à dire ceux qui ont un diplôme supérieur dans le domaine du comportement et les vétérinaires-comportementalistes, c’est à dire les vétérinaires qui ont terminé une spécialisation liée aux problèmes comportementaux, sont beaucoup plus nombreux que dans les précédentes décennies, et la collaboration entre ces deux domaines et les éducateurs est plus importante. Ces deux professions sont largement d’accord sur le fait que l’utilisation de la confrontation physique et la douleur est inutile, est souvent préjudiciable et est surtout dangereuse« .


Le Dr Dunbar précise dans un article intitulé The Trouble with Punishment, « Malheureusement de nombreux éducateurs sont dépassés et de nombreux propriétaires ont lu des livres d’éducations désuets, ils ont donc tendance à se concentrer sur la répression des chiens non éduqués pour avoir enfreint des règles dont ils ignoraient totalement l’existence. Il est beaucoup plus rapide d’apprendre à votre chiot les règles de la maison afin de lui montrer ce que vous voulez qu’il fasse et le récompenser lorsqu’il les respecte. »

Au fil des années, de plus en plus d’éducateurs ont choisi de récompenser plutôt que de corriger, et plus de propriétaires prennent conscience de cette différence et font preuve de plus de discernement dans leur choix de l’éducateur. Avec ce genre de témoignage éloquent, il devrait être facile de trouver un éducateur qui utilise des méthodes modernes et scientifiques basées sur le renforcement positif, et ceux qui continuent à s’accrocher aux anciennes méthodes totalement dépassées devraient prendre le même chemin que celui des dinosaures. N’est ce pas ?

Faux.


Pourquoi les dinosaures errent-ils encore sur la planète ? 

Pourquoi certains propriétaires de chien ou éducateurs choisissent de considérer un chien comme un adversaire à vaincre si l’objectif est d’avoir un compagnon ? Même à l’époque où l’un de mes chiens a été éduqué en utilisant la punition et un collier étrangleur j’avais déjà du mal avec ce concept. J’étais mal à l’aise de devoir faire des choses désagréables à mon chien quand il n’y avait pas d’autre alternative. Maintenant qu’il existe d’excellentes alternatives, comment les fabricants de colliers étrangleurs ou électriques arrivent-ils encore à vendre ?


Je blâme en grande partie Cesar Millan. Alors que ses méthodes se basent sur le mythe de la dominance et du chef de meute, il a acquis une large popularité en jouant le rôle d’un expert canin à la télévision. Son concept consiste à créer un drame autour d’une lutte hiérarchique « dangereuse » avec les chiens afin de garder le téléspectateur en haleine. Même s’il avoue lui-même que ses méthodes spectaculaires ont pour but de divertir le téléspectateur et qu’il ne faut pas les reproduire à la maison, les propriétaires de chiens et même les éducateurs se laissent aller dans l’illusion. Certes, ce serait très ennuyeux de voir un chien agressif être traité par une lente désensibilisation et un contre-conditionnement, ce qui nécessite de garder un chien calme à chaque instant afin d’être vraiment efficace. C’est beaucoup plus excitant de corriger le pauvre chien en le mettant dans une situation où il n’a pas d’autres choix que de réagir violemment par peur, puis de montrer notre héros passer sa journée à le dominer physiquement. Musique inquiétante et feux rouges clignotants. La méthode de Millan vieille de 30 ans rend sexy l’abus du chien. C’est dégoûtant.


Cette méthode moderne (renforcement positif), basée sur la recherche scientifique est assez récente, c’est la raison pour laquelle les gens continuent à utiliser une méthode s’appuyant sur la force, par crainte du changement. Il est dans la nature humaine de s’accrocher à ce qui nous est familier et nous n’aimons pas modifier ce qui nous semble fonctionner. Et en effet la méthode en vigueur fonctionne. Vous pouvez intimider toute créature vivante en recourant à la peur et à la douleur qui sont des facteurs de motivation. Donc si un éducateur a utilisé des colliers à pointes pendant les 30 dernières années, il défendra farouchement cette méthode et aura tendance à se moquer de la recherche qui pourrait potentiellement nuire à cette croyance.


Il y a également le cas des personnes qui ne se sentent puissantes que si elles peuvent dominer une autre créature vivante. Il reste à espérer qu’il s’agisse d’une minorité de propriétaires et d’éducateurs de chiens. J’aimerais vraiment le croire mais je pense que cette attitude est malheureusement bien plus courante que nous le souhaiterions.


Et bien sûr il y a ceux qui n’ont pas encore entendu l’Evangile. La traduction littérale d’Evangile est « bonnes nouvelles » et c’est à nous les éducateurs et les comportementalistes d’éduquer le publique en répandant la bonne parole. Ce sont en effet de très bonnes nouvelles d’apprendre que nous n’avons pas besoin de blesser ou d’intimider nos chiens pour leur apprendre à bien se comporter.


Choisir le bon éducateur 

En raison de la nouvelle vague d’éveil sur les méthodes d’éducation, les éducateurs utilisant la force doivent être beaucoup plus prudents dans leur manière de faire leur publicité pour ne pas perdre des clients potentiels. Si vous regardez les sites web de ces éducateurs, vous constaterez que beaucoup d’entre eux ne font pas mention de la manière dont ils travaillent ni des outils qu’ils utilisent. Vous pourriez avoir à étudier les images afin de discerner s’il y a utilisation de colliers à pointes ou étrangleurs durant les séances d’éducation.


Certains euphémismes « petits et mignons » peuvent également être utilisés. Par exemple le choc peut être appelé un « robinet », une « stimulation » ou un « stimulateur musculaire ». La secousse rapide d’un collier étrangleur qui produit un son particulier dans l’oreille du chien a toujours été appelé un « pop ». Jean Donaldson dit « le mouvement non-coercitifs prend de l’ampleur chaque année et le signe le plus évident de ce phénomène est que de nombreux éducateurs adeptes du recours à la force utilisent ces euphémismes pour dissimuler leurs pratiques violentes et conserver leur part de marché. Les chiens stressés ne sont pas « fermés », ils sont « calmes ». Ce n’est pas « étrangler », c’est « leader »« .


Même les termes « renforcement positif » et « amical » ont été détournés. Beaucoup d’étudiants ont rapportés avoir répondu à une annonce pour un éducateur « amical » qui s’est en fait avéré exiger l’utilisation de colliers à pointes. S’il leur arrive d’utiliser des friandises, ils prennent alors l’étiquette « éducation positive« . Beaucoup d’éducateurs qui utilisent les friandises en même temps que les corrections se qualifient d’éducateurs « équilibrés » ou « éclectiques« .


Si vous voulez vraiment un éducateur ou une classe d’éducation qui utilise les recherches modernes et scientifiques sur le renforcement positif et les techniques d’éducation, vous devrez alors passer outre les publicités. Il est certain que l’utilisation d’outils comme les colliers à pointes et étrangleurs est rédhibitoire, mais il peut également y avoir recours à la force et à la coercition même sans utilisation de ces instruments. méfiez vous de ceux qui crient, poussent, piquent, jettent des objets à proximité du chien utilisent des bruits pour le surprendre, force physiquement les chiens à se mettre en position alpha rollou toute technique d’épinglage. Toute référence aux mots « alpha » ou « domination » devrait également vous faire réfléchir car c’est une bonne indication sur le fait que l’éducateur s’appuie sur ce mythe absurde.


La meilleure façon de déterminer si oui ou non un cours d’éducation est bon pour votre chien est de demander à assister à une séance. Si l’éducateur ne le permet pas, cela peut être un signal d’alarme. Recherchez les signes de stress chez les chiens comme la queue entre les pattes, la gueule crispée, le fait qu’ils évitent le contact avec les yeux, la position accroupie. Vous devriez voir les chiens heureux, enthousiastes et détendus et les propriétaires s’amusant. Si ce que vous voyez vous rend mal à l’aise, allez voir ailleurs.


Par Leah Roberts. Propriétaire et éducatrice de chien domestique au Dog Willing Positive Training Solutions.


Source : http://barksfromtheguild/when-choosin-beware/ 

Repost 0
Published by autourduchien.over-blog.com - dans Education canine
commenter cet article
9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 12:10

Les chiens sont-ils des animaux de meute ?

 

Quand je suis arrivé dans l'éducation canine, le mantra était " les chiens sont des animaux de meute. " Il n'a jamais été remis en question : les chiens étaient des animaux de compagnie et ont été intégrés dans les familles humaines comme tels, parfois au point de développer des troubles du comportement comme l'anxiété de séparation. Et beaucoup de comportement ont été détruits avec des hiérarchies sociales à l'esprit. Personne n'a examiné ce que font les chiens quand ils ne sont pas insérés dans les familles humaines, donc libres. Donc il y a un moment, j'ai jeté un coup d'œil à ce que l'on connaît sur les populations sauvages ou semi- sauvages de chiens à travers le monde. Il s'avère que ces populations sont nombreuses.

Sous la dictature de Nicolae Ceaucescu , un effort de reconstruction mal pensé en Roumanie a entraîné la démolition de milliers de maisons et le déplacement de milliers de familles dans de petits appartements à travers le pays . Pour les chiens de ces familles, cela signifiait un retour à la rue, où ils se sont multipliées et connaissent une existence marginale depuis.

Une triste situation sous tous les angles possibles, l'explosion des chiens féraux en Roumanie est une expérience non voulu qui remet en cause l'un des aphorismes les plus importants octroyé dans le monde du comportement canin: " . Que les chiens sont des animaux de meutes. Les chiens en Roumanie ne vivent pas en meute. Leurs associations les uns avec les autres, sont brèves et occasionnelles : un couple de chiens peut passer du temps ensemble temporairement puis de se séparer. Les chiens sont souvent attirés
ensemble par une ressource rare comme une source de nourriture ou femelle en chaleur mais une fois que cet aimant est parti, ils se séparent.

Cela contraste avec les loups qui, tout en étant une espèce génétiquement identique aux chiens, vivent en meute. Comme expliqué par le biologiste David Mech de l'Université du Minnesota, chaque meute est une famille nucléaire composée d'un couple reproducteur et de leur progéniture. Lorsque la progéniture atteints la maturité d'environ deux ans , ils se dispersent pour éviter les effets de la consanguinité et, si elles vivent assez longtemps, s'accouplent et forment leurs propres meutes.

La vie sociale des chiens roumains peut être l'exception qui confirme la règle, il est donc
nécessaire d'examiner toutes les populations de chiens féraux en vue de formuler une hypothèse solide sur le comportement social des chiens.

D'importantes populations de chiens domestiques en liberté existent en Afrique subsaharienne, en Amérique du Sud, en Inde, au Mexique, dans les îles Cook, Hawaii , Bangkok et , dans une situation parallèle à celle de la Roumanie, à Moscou. Les chiens parias sur le sous-continent indien sont considérés comme étant la population continue de chiens sauvages connus - de l'ordre de 14.000 ans.

Il y a des cas de chiens qui s'associent avec un ou plusieurs chiens pour plusieurs jours à la fois, et des chiens qui se rassemblent à proximité les uns des autres autour de sources de nourriture, mais aucune des populations ci-dessus mentionnées ne forme de meutes comme les loups le font. Les chiens mâles, en fait, ne participent pas à l'éducation des chiots, ce qui est le fondement d'une meute de loups . Et, la chasse est loin d'être une activité principale pour se procurer de la nourriture, une autre différence avec loups, qui chassent beaucoup plus.

En revanche, les constats concernant le comportement social des dingos sont beaucoup plus contradictoires. Souvent, la même source dira dans un paragraphe que les dingos sont principalement solitaires qui se regroupent seulement de temps en temps avec quelques autres pour abattre une proie de grande taille et plus tard que les dingos sont des animaux de meute avec une hiérarchie stable, à la manière des Loup gris. La recherche génétique récente a permis de distinguer des dingos pures, d'hybrides Dingo - chiens la plupart du temps. Fait intéressant, il est souvent impossible de distinguer de l'extérieur les hybrides des dingos pures pour un œil non averti. Donc,, il se pourrait que le désaccord
entre (et dans) les sources soit partiellement dû à certaines observations d'individus d'ascendance mixte et certains des dingos pures.

Une de mes collègues qui a fait des voyages aux îles Cook pour fournir des soins vétérinaires à la population de chiens sauvages a été frappée par deux choses: le grand nombre de chiens aux pattes courtes, et l'absence de cohésion sociale. Elle s'attendait et chercha des meutes, après avoir entendu pendant des années, comme moi, la ligne du parti des " chiens sont des animaux de meute. " Une fois encore, elle a été témoin de ce que Dunbar a appelé les « associations transitoires » plutôt que les meutes.


Traduction approximative : Corinne Martin

Source : http://academyfordogtrainers.com/blog/2013/are-dogs-pack-animals/

 

Repost 0
Published by autourduchien.over-blog.com - dans Comportement canin
commenter cet article
6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 06:43

« Le jour où l'on comprendra qu'une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires. »


Boris Cyrulnik

 

DSC_0647-1000.jpg

 

Schipperke : Guerlain des Chevaloupsgreg

Repost 0
Published by autourduchien.over-blog.com - dans Comportement canin
commenter cet article
4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 11:59

L’agressivité alimentaire en refuge


Les refuges peuvent effectuer ce qu’ils décrivent comme des évaluations comportementales des chiens qu’ils reçoivent afin de savoir s’ils démontrent d’éventuels comportements problématiques avant de les placer dans leur nouveau foyer. Parmi les comportements évalués il y a celui de l’ »agression alimentaire ». Les comportements décrits dans ce terme sont de grogner, montrer les crocs, s’élancer, claquer des dents ou mordre, quand une personne tente d’interagir avec le chien pendant qu’il mange ou d’interférer avec sa nourriture.


Quelle que soit la gamme de comportements choisit par le refuge pour qualifier l’agressivité alimentaire, les conséquences pour le chien ainsi catégorisé sont sérieuses. Une enquêtes sur les refuges américains a indiqué que l’agression alimentaire était la raison la plus courante pour qualifier un chien d’inadoptable. Seulement un tiers des refuges interrogés ont tenté de modifier les comportements d’agressivité alimentaire afin d’essayer de placer le chien à l’adoption. Plus de la moitié ont déclaré qu’ils n’avaient fait aucune tentative de placement pour un chien qui a montré l’un de ces comportements. [1]


Les croyances derrière ces décisions de vie ou de mort sont : 1) que les comportements d’agressivité alimentaire dans l’environnement d’un refuge peuvent se reproduire chez la famille adoptive, et 2) que les adoptants ne seront pas aptes à garder des chien qui démontrent ces comportements.

Ces deux croyances sont fausses, selon deux études publiées récemment et qui ont été menées en utilisant des évaluations standardisées. [2]


Une étude conduite entre 2004 et 2006 dans le Wisconsin a suivi 96 chiens décrits comme « agressif alimentaire » placés dans des foyers d’adoption [3], en fournissant aux adoptants un protocole pour les aider à modifier ce comportement. [1] Que les adoptant aient suivi ou pas le protocole recommandé, et beaucoup ne l’ont pas fait, l’hypothèse que le comportement pourrait se reproduire dans leur nouveau foyer s’est révélée fausse. Le comportement de garde alimentaire observé au refuge a disparu à la maison. En trois jours, la majorité des adoptants ont indiqué qu’ils pouvaient prendre la gamelle pendant que le chien mangeait. A la fin des trois mois, les adoptants n’ont signalé aucun cas de comportement de garde, à l’exception d’un chien impliquant du cuir brut.


Une deuxième étude, publiée dans la revue Applied Animal Behaviour Science (AABS), a été menée au Centre pour chien for Shelter Dogs (CSD), par un programme de la Animal Rescue League of Boston (ARL), sous la direction du directeur du CSD Amy Marder, VMD, CAAB. [4] [5] Les chiens admis à l’ARL sont évalués en utilisant la batterie de tests « CSD’s Match-Up II Shelter Dog Rehoming Program » (ouf…).

Le Dr Marder et ses collaborateurs du CSD ont interrogé des propriétaires qui ont eu leurs chiens depuis au moins trois mois. Ils ont voulu savoir si la mesure d’agression alimentaire (FA+) qui avait été détectée lors d’une évaluation du refuge a été rapporté plus tard par un adoptant, ou si les chiens qui avaient été testés non agressif alimentaire (FA-) à l’ARL ont montré un comportement d’agressivité alimentaire suite à l’adoption. Pour ce faire, ils n’ont pas limité leur étude aux propriétaires de chiens qui avaient été testés FA+. Ils ont identifié un échantillon de chiens qui avaient été adoptés et dont certains avaient été classés FA+ selon le Match-Up II alors que d’autres ne l’étaient pas (FA-). Ont-ils découvert que le FA+ détecté en refuge resterait bien FA+ dans sa nouvelle maison ? L’évaluation d’un FA- au refuge n’assure pas que le chien ne deviendrait pas FA+ suite à l’adoption ?


Aucune question n’a pu avoir comme réponse un simple « oui » ou « non ». 55% des chiens FA+ adoptés ont été signalés comme FA+ à la maison par leurs adoptants, et non pas 100%. Cela a laissé près de la moitié des chiens qui avaient été testés FA+ au refuge et qui n’ont pas, selon leurs propriétaires, manifesté ce comportement à la maison. Dans un nouvel environnement le comportement d’agression alimentaire avait disparu.


78% des chiens présentés comme FA- à l’ARL ont été signalés par leurs propriétaires comme FA- dans leur maison. Par contre 22% des chiens qui n’ont pas montré de comportements d’agression alimentaire à l’ARL l’ont ensuite démontré suite à l’adoption…


Les études s’accordent à dire que, contrairement aux croyances communes dans les refuges, le comportement d’agressivité alimentaire n’est pas un obstacle pour les propriétaires qui construisent des liens solides avec leurs chiens. L’étude du Wisconsin a rapporté qu’un faible pourcentage de chiens FA+ sont revenus au refuge en étant FA-. Le Dr Marder et son groupe ont écrit que quasiment tous les adoptants qui ont répondu à leur sondage, qu’ils aient oui ou non adoptés un chien FA+, ne considéraient pas ça comme un défi pour garder un chien comme animal de compagnie. La plupart des sondés de M. Marder, peu importe si leur chien avaient été considérés comme FA+, ont indiqué qu’ils adopteraient à nouveau le même chien.


« La détection de FA+ via une évaluation comportementale doit être interprétée avec prudence« , le Dr Marder et ses collègues ont précisé « malgré une conclusion positive dans l’évaluation du refuge cela n’indique pas toujours que le comportement va se reproduire à la maison ou que le chien n’est pas adoptable ». Après tout, l’aptitude à l’adoption se trouve dans les yeux de l’adoptant.


Les évaluations en refuge peuvent nous en dire autant sur le chien que sur l’effet du refuge sur lui. Les refuges sont des environnements exotiques et bruyants, remplis d’odeurs étranges, avec des gens inconnus et des chiens qu’ils peuvent entendre mais ne pas voir. Nous ne devrions pas être surpris de constater que certains chiens peuvent protéger le peu de ressources qui les maintiennent en vie dans ces circonstances. Le Dr Marder a cité un certain nombre de rapports indiquant que les chiens pouvaient se comporter différemment lorsqu’ils sont confinés dans un refuge, avec son lot de facteurs de stress que le chien ne peut pas contrôler, à que ce qu’ils seront dans un environnement sûr et prévisible, sous la protection d’une maison et pris en charge par des personnes avec lesquels ils sont en mesure de nouer des liens positifs. [6]

Les hypothèses selon lesquelles le comportement futur des chiens décrit comme agressif alimentaire dans un refuge, ainsi que sur l’inadéquation de ces chiens pour l’adoption, ne sont pas fondées.


Plutôt que de s’appuyer sur des hypothèses bancales, les refuges devraient faire confiance à la compassion, l’esprit critique et le sens commun. « Chaque chien doit être considéré comme un individu« , nous rappellent le Dr Marder et ses collègues du CSD, « et tous les facteurs liés aux comportements et à la relation aux propriétaires doivent être pris en considération avant la décision de l’adoption. »

 

NOTES : 

[1] Mohan-Gibbons, H, Weiss, E., & Slater, M. (2012). Preliminary Investigation of Food Guarding Behavior in Shelter Dogs in the United States. Animals, 2(3), 331-346.

[2] It should be noted that both studies excluded dogs they considered to be extremely dangerous, although this was defined differently by each study.

[3] Food bowl guarding in this study was determined using the ASPCA’s Safety Assessment For Evaluating Rehoming (SAFER) assessment.

[4] Marder, A.R., Shabelanksy, A., Patronek, G.J., Dowling-Guyer, S., & D’Arpino, S.S. (2013). Food-related aggression in shelter dogs: A comparison of behavior identified by a behavior evaluation in the shelter and owner reports after adoption. Applied Animal Behaviour Science. Advance online publication. doi: 10.1016/j.applanim.2013.07.007

[5] Dr. Marder is an Advisor to the National Canine Research Council.

[6] For a discussion of the effect of confinement stressors on animals other than dogs, see: Morgan, K. N, & Tromborg, C.T. (2007). Sources of stress of captivity. Applied Animal Behavior Science,102, 262-302

Source : http://www.nationalcanineresearchcouncil.com/blog/

 

 

Repost 0
Published by autourduchien.over-blog.com - dans Comportement canin
commenter cet article
2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 07:29

 

Le concept de "balle" a-t-il le même sens pour un enfant de 3 ans et pour un chien qui a appris à rapporter ce "référentiel bondissant" ? Ces dernières années, les publications scientifiques témoignant des capacités linguistiques insoupçonnées de Canis familiaris se sont multipliées : Rico, un border collie qui a fait la "une" des journaux parce qu’il était capable de rapporter à la demande 200 objets, a ouvert la voie. Mais depuis, Chaser, un chien de la même race, a mis la barre plus haut encore en accumulant un vocabulaire de 1 000 mots. Qui plus est, Chaser peut associer un mot – "jouet" – à une catégorie d’objets, comme le ferait un enfant (ou un perroquet, tel le célèbre Alex, sujet d’une expérience scientifique de 1976 à sa mort, en 2007).

 

1794850_5_1003_le-berger-collie-gable-et-sa-collection-de_b.jpg


Mais sur quels indices le chien se fonde-t-il pour effectuer ces généralisations ? C’est la question à laquelle Emile van der Zee et ses collègues de l’université de Lincoln, au Royaume-Uni, tentent de répondre dans le dernier numéro de la revue PLoS One. Ils décrivent une expérience conduite avec Gable, un border collie de 5 ans doté de 54 mots de vocabulaire. L’idée était d’associer un objet nouveau (en forme de U) à un mot inédit ("Dax") et, une fois cet apprentissage effectué, à voirs’il rapporterait des objets de la même forme, de la même texture, ou de la même taille quand on lui dirait de chercher "Dax" dans un échantillon divers.


Résultat ? Contrairement aux humains, ce n’est pas la forme de l’objet qui servait de critère de généralisation à Gable, mais la taille et, à plus long terme, la texture. Est-ce parce que, chez Homo sapiens, la vision est le sens le plus sollicité dans l’apprentissage des relations mots-objets, alors que, chez le chien, cet apprentissage passe par l’action de rapporter, dans laquelle la prise de l’objet dans la gueule valorise l’appréciation de la taille et de la texture ? Il faudra prolonger les recherches pour le savoir, reconnaissent les chercheurs.


Source: Hervé Morin, Le Monde (Science et Techno) 

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/11/22/pour-le-chien-les-mots-et-les-formes-ne-se-confondent-pas_1794754_1650684.html


Présenté par Chien Zé Hom :

http://chiensethommes.wordpress.com/2012/12/03/pour-le-chien-les-mots-et-les-formes-ne-se-confondent-pas/

 

Repost 0
Published by autourduchien.over-blog.com - dans Comportement canin
commenter cet article
28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 13:26

Rediriger un comportement qui vous déplait

Nous évoquions dans le dernier article, quelques stratégies canines pour obtenir notre attention ou modifier nos conduites dans leurs intérêts.

Il n’est pas facile de savoir comment réagir quand votre chien adopte une attitude que vous ne désirez pas. Notre tendance spontanée est, la plupart du temps, d’intervenir vigoureusement, d’un ton ferme et autoritaire qui fait cesser le chien. Pour autant, si l’on n’a pas pris les dispositions utiles afin que cela ne se reproduise pas, il va recommencer.

Six astuces à tenter

Parmi les techniques alternatives qui vont vous être présentées, trois sont agréables pour le chien, et trois le sont moins, car elles le contrarieront momentanément jusqu’à ce qu’il ait appris la bonne attitude.

La première méthode part du principe qu’aucun comportement n’est un hasard, et que si l’animal le manifeste, c’est que cela répond à un besoin. Ainsi, on ignore son attitude et on le laisse terminer. Après tout, s’il n’est pas en train de se mettre en danger ou de grignoter notre téléphone (ultime outil indispensable à notre survie…), autant qu’il termine ce qu’il a commencé, si cela lui fait plaisir et que ce n’est pas important pour nous.

Le second conseil est à appliquer s’il n’est pas possible de rester passif devant son agitation. Il s’agit de détourner son attention, par exemple en jetant quelque chose au loin sans dire un mot, OU de déplacer la laisse et le collier sur son support, OU d’ouvrir le réfrigérateur, OU de se diriger vers un placard que le chien apprécie… Ces astuces l’amènent généralement à venir vers nous ou à se déplacer vers l’objet qui vient d’attirer sa curiosité. Après avoir réorienté son comportement vers cette autre source d’intérêt, vous pouvez soustraire l’objet qu’il convoitait au début.

La contre-proposition a marché pour cette fois ? Pensez à présent à devancer ses tendances : les jouets des enfants seront maintenus dans leurs chambres, les chaussures rangées dans le placard, les poubelles bien fermées. L’anticipation est donc la troisième voie à explorer, on évite de le tenter en prenant les dispositions adéquates.

Quand cela se complique

Il saute sur vous avec ses 40 kilos, monte sur votre lit sans y avoir été invité, se vautre sur vos genoux dans le canapé ? Tentez l’alternative suivante : rendre la situation inconfortable. Si vous êtes debout, détournez-vous de lui et mettez-vous à marcher, il ne restera pas longtemps à cheminer sur ses pattes arrières pour vous suivre. Si vous êtes assis ou couché, croisez et décroisez les jambes, tournez-vous sur le côté, il descendra de lui-même car il est sans cesse dérangé.

La possibilité suivante, si vous surprenez par exemple votre chien en train de creuser dans votre massif de fleurs, est de faire entendre un stimulus sonore désagréable. Claquez dans vos mains, faites raisonner un journal sur une table ou déplacez une casserole, et détournez-le sur autre chose, le temps de protéger le massif.

Enfin, lorsqu’il est harcelant, il reste encore la solution de le mettre à l’écart. Pour ce faire, ne lui parlez pas, ne le regardez pas. Prenez-le calmement au collier et amenez-le derrière une barrière ou isolez-le dans une pièce dont vous pouvez fermer la porte, jusqu’à ce qu’il se calme. Vous pourrez le libérer au bout de quelques minutes, mais attendez-vous à ce qu’il recommence ! Il faudra alors, vous aussi, réitérer la mise en périphérie, autant de fois que nécessaire jusqu’à ce qu’il ait mémorisé qu’il doit se tenir tranquille lorsqu’il est avec vous.

Quelques dernières consignes

Toutes ces dispositions sont à appliquer uniquement en flagrant délit, et une à la fois. D’ailleurs, la plupart du temps, le problème se résout en une ou deux tentatives, et il n’est pas nécessaire de répéter les tactiques. Commencez toujours par les méthodes les plus amicales (anticipation, ignorance, contre-proposition) avant de vous résoudre à montrer davantage de sévérité. Bon courage !

 

Laurence Bruder Sergent

www.vox-animae.com

 

Repost 0
Published by autourduchien.over-blog.com - dans Comportement canin
commenter cet article
27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 18:41

"J’ai participé aux cani-vacances en Normandie en août 2013, avec mon jeune Cavalier King Charles.

Je m’étais inscrite avant tout pour passer des vacances agréables avec mon chien.

Durant 5 jours, nous avons abordé en théorie et en pratique une dizaine d’activités ludiques et éducatives, de l’agility aux massages, en passant par la randonnée et le pistage, et le tout dans la joie et la bonne humeur.

J’ai donc eu la joie de découvrir de nouvelles activités et de nouvelles pratiques… que j’appliquerai d’ici peu.

L’ambiance était chaleureuse, amicale, et les discussions, échanges et conseils très nombreux.

Véro a même eu la bonne idée de nous commander le soleil !

Mon loulou s’est amusé et a appris, et moi aussi !

Ce séjour est sans aucun doute à conseiller à tous ceux et celles qui souhaitent passer des vacances agréables et instructives, quelques soit leurs connaissances et compétences. "

Le 27 août 2013, Pas de Calais

Valérie et Haendel

 

D'autres témoignages sur notre site dans "Qui suis-je" : www.autourduchien.fr

 

prvero.jpg

Repost 0
Published by autourduchien.over-blog.com - dans Loisirs et sports canins
commenter cet article
27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 09:34

Module pratique : mon chien "n'aime" pas ses congénères

 

2 ième date le 14 septembre : il reste 3 places avec chien et des places en candidat libre

 

Mon-chien-n-aime-pas-ses-congeneres2.JPG

Repost 0
Published by autourduchien.over-blog.com - dans Comportement canin
commenter cet article
27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 09:14

OBR II perfectionnement et initiation plus, les 5 et 6 octore 2013

 

Il reste 2 places

 

OBR-II.JPG

Repost 0
Published by autourduchien.over-blog.com - dans Loisirs et sports canins
commenter cet article